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La flambée des prix de l’immobilier à Lyon : une tendance qui s’accentue

La flambée des prix de l’immobilier à Lyon : une tendance qui s’accentue

La hausse des prix de l’immobilier à Lyon

 

La capitale des Gaules est la seconde capitale après Paris à être marquée par un prix au mètre carré parmi les plus élevés en France. Les prix des logements augmentent de manière considérable dans cette ville où l’offre de logements ne parvient plus à couvrir la demande. Tous les 4 nouveaux habitants lyonnais, 1 nouveau logement est construit. Focus !

 

Lyon, une métropole toujours plus attractive

 

En 2018, une étude menée par RégionJobs, ParisJobs et le cabinet de recrutement Hays a désigné Lyon comme étant la métropole la plus attractive de France. Les résultats de l’enquête ont classé Lyon première ville sur le marché du travail, seconde sur le thème du coût de la vie, mais également première pour la qualité de ses infrastructures.

Lyon, de par sa localisation, est une ville à la fois centrale dans le paysage français mais également européenne. L’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry assure la liaison entre la métropole lyonnaise et les autres hubs nationaux et mondiaux. La gare Part-Dieu, la gare Perrache, la gare de Vaise ainsi que la gare Jean-Macé connectent Lyon au niveau national.

La ville est l’un des berceaux des PME. L’association French Tech Only Lyon et Saint-Étienne en est l’exemple. Le Totem  de l’innovation ” H7 , lieu appartenant à cette association, est le tout nouvel espace dédié aux startups dans la métropole lyonnaise. PropriLib en tant que startup immobilière française a d’ailleurs intégré cet espace depuis Avril 2019.

Mais avant de pouvoir fonder des startups en quantité, il faut d’abord  former les jeunes. Pour cela l’Université de Lyon accueille près 137 600 étudiants dont plus 12 600 étrangers par année.

On l’aura compris, Lyon est une ville où il fait bon vivre. Cet environnement de qualité attire une population importante. La demande de logement lyonnais n’a de cesse d’augmenter, comme en témoigne la croissance de la demande de 20 % en 2018 par rapport à l’année 2017. L’offre de logement de son côté, stagne. De ce phénomène de l’offre et de la demande en découle une rareté des biens sur le marché de l’immobilier lyonnais. Ce dernier devient un marché tendu où le prix du foncier s’arrache à prix d’or.

 

Lyon face à la gentrification de ses arrondissements

 

Les 1er ainsi que le 7ème arrondissements de Lyon ont profondément été marqués ces dernières années par le phénomène de gentrification, validé par une étude de l’INSEE en 2016. Ce processus d’embourgeoisement d’un quartier par la rotation des commerces ainsi que d’une population davantage chic a permis à ces deux arrondissements de gagner en popularité. Cette boboïsation des arrondissements de de la ville a eu pour effet d’entraîner la hausse des prix des logements dans ces zones, jusqu’alors accessibles au plus grand nombre.
Selon SeLoger, le prix de l’immobilier dans le 1er arrondissement aurait vu une hausse des prix du mètre carré de 22 %, ainsi que de 14,7 % du côté du 7ème arrondissement. Il faut aujourd’hui compter 4 284 € en moyenne par mètre carré pour acquérir un appartement dans le 7ème arrondissement. Ce prix moyen se rapproche de la moyenne du prix au mètre carré du marché lyonnais qui est de 4 296 €. Les prix lyonnais restent encore bien en-deçà des prix parisiens, qui culminent en moyenne à 9 611 € par mètre carré. Le secteur lyonnais reste pour autant au-dessus de la moyenne nationale qui atteint les 3 360 € par mètre carré.

Les quartiers des Brotteaux et de la cité Internationale à proximité du Parc de la Tête d’Or dans le 6ème arrondissement, se classent parmi les zones de Lyon les plus onéreuses, suivi du quartier de la Presqu’île dans le 2ème arrondissement. Cet arrondissement au cœur de Lyon, situé entre les quais du Rhône et ceux de la Saône, affiche un prix de l’immobilier au mètre carré s’élevant à 5 283 €, parmi les plus élevés de Lyon. Le symbole marquant de la flambée des prix à Lyon est illustré par la Tour Ycone, située au sein du quartier de Confluence. Cette tour présente la particularité de proposer un logement dont le prix au mètre carré s’élève à des niveaux records, soit 10 000 € du mètre carré. Tandis que les prix gonflent, les marges de négociation diminuent avec la rareté de l’offre de biens. Un acquéreur peut espérer négocier jusqu’à 3% du prix FAI dans l’ancien.

 

La périphérie de Lyon comme échappatoire

 

Avec près de 6 000 nouveaux habitants en intra-muros et 14 000 nouveaux habitants dans la métropole chaque année, Lyon ne parvient plus à maîtriser l’augmentation des prix de l’immobilier. Cette hausse dans le bassin lyonnais a favorisé l’expansion de certaines communes proches de la métropole. C’est notamment le cas pour Oullins au sud de Lyon, qui voit l’émergence d’une population urbaine à la recherche de prix plus attractifs que le centre de Lyon. Dans cette commune, il faut débourser en moyenne 2 716 € du mètre carré pour acquérir un appartement. Néanmoins, selon les quartiers, ce prix varie de 1 899 € à 3 713 € du mètre carré. Cette évolution a d’ailleurs poussé la métropole à étendre la ligne du métro B jusqu’au centre d’Oullins. Villeurbanne, reliée à Lyon par le métro A, est également une alternative à la flambée des prix lyonnais. Dans ce secteur le prix du mètre carré varie de 2 419 € à 4 588 € pour un appartement et est en moyenne de 3 186 €. Il en va de même pour Caluire qui accueille de plus en plus de familles en quête d’une vie avec un meilleur rapport qualité de vie/coût de l’immobilier. Le prix du mètre carré dans cette ville est de 3 382 € du mètre carré pour un appartement, cependant ce prix varie en réalité de 2 124 € à 4 849 €.

 

Des alternatives pour lutter contre la hausse du prix de l’immobilier

 

L’ORSOL, ou l’Organisme Régional Solidaire, propose d’offrir l’accès pour tous aux logements lyonnais. Ce collectif a mené sa première action en 2018 à Villeurbanne en rachetant un terrain afin d’y construire 13 logements accessibles à des prix 30 à 40 % en dessous des prix du marché. L’explication de cette réduction du prix tient de la redevance d’occupation que perçoit le foncier grâce au terrain, dont les acquéreurs sont locataires.

L’activité des promoteurs immobiliers lyonnais est de son côté bien en-deçà de la demande, les terrains à bâtir sur Lyon sont en effet peu nombreux. On compte environ 4 000 logements neufs par an dans la métropole lyonnaise. La tendance à Lyon est à la surélévation des immeubles existants. Cette technique permet à la fois de gagner de l’argent à la copropriété en augmentant la capacité d’accueil d’un immeuble en rénovant l’ancien bâti avec l’ajout d’ascenseurs, le ravalement de la façade, etc.

Dans l’attente de la libération de nombreux logements lyonnais réservés à la location de courte durée, les lyonnais continuent à attribuer à leur achat immobilier un budget moyen de 355 250 €. Néanmoins, face à la montée en puissance des plateformes de locations de courtes durées, les pouvoirs publics de la métropole lyonnaise, et ce à l’image de nombreuses autres villes ont réagi. Leur moyen d’action, un décret rédigé en avril 2017, instaure une obligation d’enregistrement en mairie des biens destinés à la location de courte durée. L’objectif principal de cette inscription est de contrôler la durée de location du logement, ne devant pas excéder 120 jours par an. La libération des logements locatifs de courte durée devrait permettre d’affaiblir l’augmentation des prix sur le secteur lyonnais.

À Lyon, malgré la hausse des prix, il est important de faire estimer le prix de son bien par un professionnel avant sa mise en vente. En effet, l’une des conditions pour qu’un bien se vende sur le marché de l’immobilier lyonnais est qu’il soit au bon prix. Un bon prix est un prix pour lequel le bien se vend dans un délai dit “raisonnable”. À Lyon, ce délai moyen est aujourd’hui de 42 jours. Grâce à PropriLib vendez plus vite grâce à un prix fixe de 3990 € !

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Flavie Mareite

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par Kevin Michelon