Installer un insert dans une cheminée existante, c’est transformer un foyer ouvert peu performant en source de chaleur efficace. L’opération demande une préparation sérieuse, mais le résultat vaut clairement l’investissement.
Voici les étapes principales, les normes à respecter et ce que ça va vous coûter.
Installation d’un insert dans une cheminée étape par étape
Préparer et tuber la cheminée existante
Avant toute pose, inspectez soigneusement le conduit. Fissures, obstructions ou dépôts de suie peuvent provoquer des fuites de fumée ou un incendie.
Un ramonage complet est indispensable. Vérifiez les dimensions de l’ouverture pour choisir un insert adapté.
Ensuite, procédez au tubage du conduit en insérant un tube en acier inoxydable résistant à haute température. Sa section doit correspondre ou dépasser le diamètre de l’insert. Un isolant incombustible protège les parois de la chaleur. Prévoyez une chambre de décompression sous le plafond pour diffuser la chaleur en toute sécurité.

Poser et raccorder l’insert
L’insert se glisse dans l’ouverture de la cheminée, aligné avec précision. Le raccordement au tubage se fait via un raccord inox ou un collier à griffe, qui doit être parfaitement étanche.
N’oubliez pas l’aération. Pour un insert étanche, installez une grille d’air comburant d’au moins 10 x 20 cm près du foyer. Sans elle, la combustion sera mauvaise et le risque de reflux de CO augmente.
Avant le premier allumage, un professionnel certifié doit vérifier le tirage et l’étanchéité de l’ensemble.
Faut-il faire appel à un professionnel ?
Oui, dans la plupart des cas. Un professionnel qualifié évalue l’état du conduit, détecte les fissures invisibles et vérifie la compatibilité avec l’insert choisi.
Dans une cheminée ancienne, des travaux sont souvent nécessaires : isolation de l’adossement, modification du conduit ou ajout d’un tubage. Sans ce diagnostic, la pose peut être impossible ou dangereuse.
L’étape de raccordement insert-tubage est techniquement accessible, mais la conformité globale aux normes et la garantie de votre installation exigent une expertise certifiée. Un label Qualibois est un bon indicateur de compétence.
Prix, normes et aides pour poser un insert
Avant tout achat, mesurez l’ouverture de votre cheminée pour éviter les mauvaises surprises à la pose.
Côté réglementation, la norme NF DTU 24.1 s’applique. Le conduit doit dépasser le faîtage d’au moins 40 cm et se situer à au moins 3 m d’une limite de propriété sans ouverture. Tous les accessoires doivent être certifiés CE.
Le coût total d’une installation comprend le tubage, l’isolation, la main-d’œuvre et éventuellement les travaux préparatoires. Plusieurs aides financières peuvent alléger la facture :
- MaPrimeRénov’ pour les inserts bois performants (sous conditions de ressources).
- L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), qui peut financer vos travaux sans intérêts.
- Les aides des fournisseurs d’énergie (CEE) cumulables avec les dispositifs d’État.
Pensez aussi au chapeau de cheminée, souvent négligé lors d’une installation. Si vous souhaitez connaître son coût, consultez notre article sur les tarifs de pose d’un chapeau de cheminée.
Un insert à double combustion brûle les gaz résiduels en injectant de l’oxygène en partie haute du foyer. Cela améliore les performances et permet de réaliser des économies sur le long terme.


