Évolution des prix immobiliers à Paris en 2026 : à quoi s’attendre ?

Prix de l'immobilier parisien en 2026

Le marché immobilier parisien a traversé une période de turbulences ces dernières années. Entre la hausse des taux et l’attentisme généralisé, les prix ont subi une correction significative. Mais la tendance semble enfin s’inverser. Que nous réserve 2026 ? On fait le point sur les perspectives et les facteurs à surveiller.

Où en sont les prix début 2026 ?

Après deux années de baisse consécutives, le marché immobilier parisien retrouve enfin un peu de stabilité. Les prix au mètre carré se situent actuellement autour de 9 600 à 9 750 € en moyenne. C’est environ 10 % de moins que le pic atteint il y a quelques années, quand le marché flirtait avec les 10 900 €/m².

Concrètement, la correction est désormais derrière nous. Les volumes de transactions repartent à la hausse, signe que les acheteurs sortent progressivement de l’attentisme qui dominait ces derniers mois. Les vendeurs, eux, ont globalement accepté d’ajuster leurs prix légèrement à la baisse.

On débute 2026 avec un marché qui a trouvé son point d’équilibre. Pas de remontée spectaculaire à l’horizon, mais la dynamique n’est plus négative. C’est déjà une bonne nouvelle !

Ce qui va influencer les prix cette année

Plusieurs facteurs vont jouer un rôle déterminant dans l’évolution du marché parisien en 2026.

  1. Les taux de crédit, d’abord. Ils se sont nettement améliorés par rapport à l’année précédente, tournant désormais autour de 3,1 à 3,3 % sur 20 ans. Cette baisse redonne du pouvoir d’achat aux ménages et facilite l’accès au financement. Un argument de poids pour débloquer les projets en attente.
  2. La fiscalité, ensuite. La loi de finances 2026 apporte des changements notables, notamment sur l’imposition des plus-values immobilières. Le taux pourrait passer de 36 % à environ 15 % si les nouvelles mesures sont confirmées. Une bonne raison de calculer votre plue-value immobilière avant de prendre une décision.
  3. La réglementation énergétique, enfin. Avec l’interdiction de louer les passoires thermiques classées G, l’offre locative se resserre. Les biens bien notés au DPE tirent leur épingle du jeu, tandis que les logements énergivores subissent une décote importante.

Quelles tendances attendre pour 2026 ?

Le consensus parmi les experts penche vers une hausse modérée des prix, de l’ordre de 2 à 3 % sur l’année. Rien d’explosif, mais une reprise progressive qui confirme la fin du cycle baissier.

Le marché devrait retrouver un fonctionnement plus normal, avec davantage de transactions et des négociations moins tendues. On parle d’un marché d’équilibre : ni en faveur exclusive des acheteurs, ni des vendeurs.

Bien sûr, tout cela reste conditionné à la stabilité économique et politique. Un retournement de conjoncture ou une remontée des taux pourraient freiner cette dynamique.

Voici les trois principaux scénarios envisagés par les analystes :

ScénarioÉvolution des prixProbabilité
Central+ 2 à 3 %70 %
Optimiste+ 3 à 5 %20 %
Pessimiste– 0,5 %10 %

Faut-il acheter ou vendre à Paris en 2026 ?

Pour les acheteurs, le contexte est plutôt favorable. Les prix ont corrigé, les taux sont plus accessibles qu’il y a un an, et le choix de biens disponibles reste correct. C’est une fenêtre intéressante pour concrétiser un projet, surtout si vous visez un bien avec un bon DPE.

Pour les vendeurs, la situation demande un peu plus de stratégie. Les acheteurs restent attentifs aux prix et n’hésitent pas à négocier. Mieux vaut afficher un prix réaliste dès le départ pour éviter que le bien ne s’enlise sur le marché. Les logements énergivores, eux, devront souvent consentir une décote ou prévoir des travaux pour séduire.

Cours de l'immo

Ce qu’il faut retenir

Le marché immobilier parisien aborde 2026 dans de meilleures conditions qu’on aurait pu l’imaginer il y a encore un an. La stabilisation est là, la reprise se dessine doucement. Pour ceux qui ont un projet immobilier, c’est peut-être le bon moment pour passer à l’action, en gardant un œil sur les évolutions réglementaires et fiscales.

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