Quels sont les 3 arrondissements et les quartiers à éviter à Paris ?

Carte quartier chaud paris

Capitale de près de 2,1 millions d’habitants, Paris affiche un taux de criminalité de 116,0 pour mille habitants en 2024. Avec 245 200 crimes et délits recensés, ce niveau reste structurellement élevé malgré une baisse globale de 4,2 % par rapport à 2023.

Ce taux place Paris cinq fois au-dessus de la moyenne nationale (47 victimes pour 1 000 habitants contre 9,4 au niveau national). Les arrondissements du nord-est concentrent l’essentiel des difficultés, particulièrement le trio 18e, 19e et 20e qui domine les statistiques de délinquance depuis les années 90.

Voici notre analyse complète pour éviter les zones à haut risque et privilégier les secteurs encore préservés.

Les quartiers à éviter à Paris

ArrondissementSécurité
18e arrondissement❌ Très faible
19e arrondissement❌ Zone de non-droit
20e arrondissement⚠️ Précaire

18e arrondissement

L’arrondissement se divise entre la partie haute (Montmartre) qui reste relativement préservée et la partie basse où se concentrent tous les problèmes de sécurité.

Porte de la Chapelle et La Chapelle : considéré comme le pire quartier de Paris selon plusieurs témoignages, ce secteur cumule tous les problèmes urbains. Le trafic de drogue y est omniprésent avec une présence constante de dealers et de consommateurs. Les agressions sont fréquentes, particulièrement après la tombée de la nuit. L’ambiance y est devenue si délétère que même les parisiens habitués évitent d’y circuler. La zone s’étend jusqu’à la Porte d’Aubervilliers avec la cité Charles Hermite qui pose d’énormes difficultés aux autorités.

Marx Dormoy : ce quartier s’est considérablement dégradé ces dernières années. Le trafic de cannabis s’est installé durablement dans les halls d’immeubles et sur la voie publique. L’ambiance se dégrade particulièrement après la tombée de la nuit, avec une occupation constante de l’espace public par des groupes qui intimident les résidents. Le quartier fait partie de la Goutte d’Or élargie et subit les mêmes problématiques que ses voisins. Malgré des projets d’aménagement, la situation sécuritaire reste très préoccupante.

Goutte d’Or et Barbès-Rochechouart : quartier légendaire et historiquement le plus sensible de Paris, la Goutte d’Or conserve une réputation sulfureuse malgré quelques améliorations. Le trafic de crack et de cigarettes de contrebande y prospère, particulièrement autour du métro Barbès-Rochechouart. Les ventes à la sauvette sont omniprésentes, avec des vendeurs qui s’éparpillent au moindre signe de police. La prostitution de très jeunes femmes africaines ajoute à la misère sociale du secteur. Les nuisances sonores, l’insalubrité et les problèmes sanitaires font partie du quotidien.

Château Rouge : prolongement de Barbès, ce secteur présente les mêmes difficultés avec une concentration importante de trafics en tout genre. Le marché Dejean, bien qu’animé, attire également son lot de délinquance. Les tensions entre différents groupes sociaux y sont palpables. La zone nécessite une vigilance maximale à toute heure, même en journée où les vols à la tire sont courants.

Clignancourt : ce très grand quartier regroupe les HBM de la porte de Clignancourt, les 3 tours, le Talus et la cité Blémont. Beaucoup de drogues, de ventes à la sauvette et de violences urbaines caractérisent ce secteur. Les guerres de bandes y sont récurrentes. Malgré la proximité du célèbre marché aux puces, le quartier reste sous haute tension.

19e arrondissement

Le 19e détient le triste record du taux de criminalité le plus élevé de Paris avec 18 005 faits de délinquance recensés en 2024. Pratiquement tout l’arrondissement est sensible, avec des zones qui comptent parmi les pires de la capitale.

Riquet-Stalingrad : quartier le plus sensible de Paris en 2024, ce secteur est devenu le symbole de la crise du crack dans la capitale. Surnommé « Stalincrack », il abrite une concentration alarmante de consommateurs autour de la station de métro et de l’avenue de Flandre. La Forêt linéaire nord, parc longeant le périphérique, a même dû être fermée au public tant elle était devenue le cœur du trafic de crack parisien. Les abords de la Rotonde sont particulièrement risqués après 19h, transformés en théâtre de trafics divers et d’incivilités. La situation y est abyssale selon les riverains qui ne sortent plus le soir.

Cambrai : cité parmi les plus dures de Paris, Cambrai développe depuis des années une réputation liée à ses équipes importantes impliquées dans divers trafics. Les guerres de bandes avec Riquet ont marqué l’histoire récente du 19e. Le quartier reste sous haute tension avec des règlements de comptes réguliers. La présence policière, bien que renforcée, ne suffit pas à endiguer ces problèmes.

Place des Fêtes : ce secteur présente des difficultés importantes en soirée avec une intensification du trafic et des regroupements. Les tensions y sont constantes, comme l’ont montré les émeutes de 2023 où le quartier s’est tristement illustré. La vingtaine de tours et barres autour de la place ne représente qu’une partie du territoire sensible, qui s’étend jusqu’à la rue de l’Orme et le boulevard Sérurier.

Danube : classé parmi les gros quartiers sensibles de la capitale, Danube connaît régulièrement des faits divers graves. En 2023, un homme a trouvé la mort dans un hall d’immeuble de la cité Michelet. Le trafic de drogue y est bien établi avec des équipes structurées. Les violences urbaines et les guerres de bandes avec Place des Fêtes créent un climat permanent d’insécurité.

Rosa Parks : qualifié d' »enfer » par les collectifs de riverains, ce quartier cumule problèmes de propreté et d’insécurité majeurs. Malgré la rénovation récente autour de la nouvelle gare RER, le secteur reste confronté à des difficultés importantes. Les résidents conseillent de privilégier les déplacements en journée et de rester sur les artères principales.

Jaurès et Colonel Fabien : ce secteur abrite plusieurs cités sensibles comme la Cité Rouge et la rue de Meaux. Le trafic y prospère sous différentes formes. L’ambiance tendue et les regroupements fréquents nécessitent une vigilance renforcée, particulièrement aux abords des stations de métro.

Laumière et Ourcq : Laumière est historiquement connue pour son trafic de crack, notamment dans la cité Reverdy. Le secteur Ourcq-Rue Petit-Laumière complète la carte des zones sensibles avec des problématiques similaires. Ces quartiers moins médiatisés que Riquet ou Cambrai n’en demeurent pas moins très problématiques.

Belleville (côté 19e) : la partie de Belleville située dans le 19e, particulièrement autour de Rébeval, a connu une saisie record de plus d’une tonne de cannabis en 2009. Le quartier reste très actif en matière de trafic de drogue et fait partie des zones les plus sensibles de l’arrondissement.

20e arrondissement

Le 20e est un arrondissement massif qui s’est relativement assagi par rapport aux années 2010, mais qui reste problématique dans plusieurs secteurs. Il contient de nombreuses cités sensibles dont certaines parmi les plus dures de Paris.

Belleville (côté 20e) : les rues Piat, Ramponeau et le secteur des Couronnes constituent la zone la plus sensible du 20e arrondissement. Belleville côté 20e reste aujourd’hui hyper-sensible avec des trafics de rue importants et des regroupements fréquents. Le quartier se situe juste derrière Riquet-Stalingrad et Barbès dans la hiérarchie des zones les plus problématiques de Paris. Classé en zone de sécurité prioritaire, il bénéficie d’une présence policière accrue qui peine à contenir les difficultés.

Saint-Blaise : ce quartier a longtemps été l’un des plus violents de Paris, particulièrement dans le milieu des années 2010 où la situation était incomparable avec les autres secteurs. Les rixes étaient quotidiennes et d’une violence extrême. Bien que la situation se soit calmée, Saint-Blaise reste classé en zone de sécurité prioritaire avec des actes de vandalisme réguliers et des tensions persistantes. Le secteur conserve une activité de trafic significative.

La Banane : située rue Duris, la Banane a toujours été associée au trafic de drogue depuis les années 90. Le quartier fournissait une bonne partie de l’Île-de-France en stupéfiants. Même si les choses se sont calmées par rapport aux années 2010, la zone reste très sensible avec une activité de trafic toujours importante. Les problèmes de tranquillité publique y sont récurrents.

Ménilmontant : le 140 Ménilmontant était une cité impénétrable dans les années 90. Aujourd’hui, le secteur reste confronté à des difficultés d’intégration sociale et à une augmentation des actes criminels. Les témoignages évoquent des groupes qui traînent dans les rues et créent une ambiance tendue, particulièrement le soir.

Python, Félix-Terrier, Orteaux : ces quartiers populaires ont connu des destructions de bâtiments qui ont permis de calmer un peu la situation. Dans les années 2010, Python était vraiment atroce en termes de rixes. Aujourd’hui, ces secteurs restent confrontés à des conditions sociales fragiles et des problèmes de tranquillité publique. Les rues Félix-Terrier et des Haies connaissent des nuisances nocturnes régulières.

Fougères-Dulaure : ce secteur fait partie des cités sensibles du 20e avec un environnement urbain dégradé. Les tensions y sont palpables et la zone nécessite une vigilance particulière en soirée.

Télégraphe-Saint-Fargeau : classés en zone de sécurité prioritaire, ces quartiers connaissent une activité policière renforcée pour lutter contre les trafics et les actes de vandalisme. La situation reste fragile malgré les efforts des autorités.

Porte de Montreuil : zone de passage où persistent trafics à la sauvette, trafic de cigarettes et de drogue (notamment rue du Volga), incivilités et regroupements suspects. Les jours de marché aux puces, l’anarchie totale règne selon les riverains. Les rues d’Avron et de Buzenval abritent des commerces aux fausses devantures servant de plaques tournantes pour le proxénétisme et la drogue.

Les quartiers recommandés à Paris

  • Le Marais (3e et 4e arrondissements) : quartier historique au charme préservé avec ses rues pavées, ses monuments et une présence policière régulière. La vie culturelle et nocturne y est animée dans un cadre sécurisé, parfait pour les amateurs d’art et de patrimoine.
  • Saint-Germain-des-Prés (6e arrondissement) : secteur prestigieux aux cafés littéraires, galeries et boutiques haut de gamme. L’atmosphère sophistiquée s’accompagne d’une surveillance renforcée qui garantit une excellente sécurité.
  • 7e arrondissement : zone résidentielle haut de gamme abritant ambassades et institutions gouvernementales. La sécurité optimale en fait le choix privilégié des familles aisées et des expatriés recherchant la tranquillité absolue.
  • Quartier Latin (5e arrondissement) : secteur étudiant et culturel au patrimoine exceptionnel. Les ruelles bien éclairées et l’animation constante créent une atmosphère conviviale et sécurisée de jour comme de nuit.

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Synthèse : sécurité et prix par quartier

QuartierSécuritéPrix/m²Emplacement
18e – Porte de la Chapelle❌ Très faible8 670 €À éviter
18e – Marx Dormoy❌ Très faible8 670 €À éviter
18e – Goutte d’Or/Barbès❌ Très faible8 670 €À éviter
19e – Riquet-Stalingrad❌ Zone de non-droit8 631 €À éviter
19e – Cambrai❌ Très faible8 631 €À éviter
19e – Place des Fêtes❌ Très faible8 631 €À éviter
19e – Danube❌ Très faible8 631 €À éviter
20e – Belleville⚠️ Précaire8 375 €À éviter
20e – Saint-Blaise⚠️ Dégradé8 375 €À éviter
20e – La Banane⚠️ Précaire8 375 €À éviter
Le Marais (3e-4e)✅ Excellente12 000 € +Recommandé
Saint-Germain (6e)✅ Excellente13 000 € +Recommandé
7e arrondissement✅ Excellente12 500 € +Recommandé
Quartier Latin (5e)✅ Bonne11 500 € +Recommandé

Quelques conseils pour investir à Paris

Le marché immobilier parisien présente des écarts de prix considérables entre arrondissements. Les secteurs du nord-est (18e, 19e, 20e) affichent des prix moyens de 8 375 à 8 670 €/m², soit 40 à 50 % moins chers que les arrondissements centraux et prestigieux qui dépassent les 12 000 €/m².

Cette différence tarifaire reflète directement les problèmes de sécurité. Sur un appartement de 60 m², l’écart atteint 200 000 à 250 000 € entre un bien dans le 19e et un bien équivalent dans le 6e ou 7e. Cette économie apparente cache des risques majeurs pour votre patrimoine…

Nous déconseillons formellement l’achat dans les quartiers sensibles du 18e, 19e et 20e arrondissements. Ces secteurs accumulent des problématiques structurelles qui ne se résoudront pas à court terme : trafic de drogue profondément enraciné, guerres de bandes récurrentes, climat d’insécurité permanent et dégradation continue de l’environnement urbain. La revente d’un bien dans ces zones s’avère extrêmement compliquée.

Pour un investissement serein, privilégiez les arrondissements centraux (5e, 6e, 7e) ou les secteurs résidentiels calmes (14e, 15e). Certes plus chers à l’achat, ils garantissent sécurité, qualité de vie et valorisation de votre patrimoine dans la durée.

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